• Après la lettre d'Emmanuel Macron adressée aux Français, en vue du grand débat national, plusieurs politiques ont réagi.

    © Furaxia - RSN Network 2019 yes

    Dans sa lettre adressée aux Français, dimanche 13 janvier, Emmanuel Macron a affirmé vouloir "transformer (...) les colères en solutions". Dans ce long message, en réponse au mouvement des "gilets jaunes" et alors que le grand débat national va s'ouvrir mardi 15 janvier, le chef de l'Etat a posé 32 questions qu'il estime "au cœur de nos interrogations". Cette lettre a suscité de très nombreuses réactions, franceinfo a compilé les plus marquantes.

     

    "Un exercice plutôt réussi" pour Jean-Christophe Lagarde (UDI)

     

    Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI et député de Seine-Saint-Denis, a estimé sur franceinfo que la lettre était "un peu longue". Il craint que beaucoup de "Français ne la lisent pas, mais l'exercice est plutôt réussi", a-t-il ajouté.

    L'élu centriste attend maintenant de savoir quelle sera l'utilité de cette lettre, et si Emmanuel Macron acceptera d'entendre les réponses des citoyens. "Si c'est juste pour faire semblant, comme ça a été le cas pendant l'élection présidentielle, ce n'est pas vraiment nécessaire. La question c'est, est-ce qu'il est capable, d'entendre, de comprendre et d'apprendre l'avis des Français ? On verra", a-t-il déclaré.

     

    Le Rassemblement national regrette "un baratin hypocrite"

     

    Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national ne se fait "aucune illusion sur ce grand débat qui est un grand pipeau national". Invité de franceinfo, le député du Nord voit dans cette lettre de cinq pages, "un baratin hypocrite qui nous indique simplement que La République en marche et le président de la République en premier, sont comme des poules devant un couteau et ne savent plus où conduire la France".

    L'élu déplore que le sort de l'ISF soit tranché avant même le débat - Emmanuel Macron a d'ores et déjà annoncé qu'il ne reviendrait pas sur sa suppression"Qu'il n'y ait pas de questions interdites, c'est intéressant, le problème c'est qu'il y a des réponses interdites", a estimé Sébastien Chenu.

     

    "La question de l'impôt sur la fortune ne peut pas être interdite" selon le PS

     

    Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, a lui aussi regretté que l'ISF soit absent du débat. "Tous les sujets doivent pouvoir être évoqués et la question de l'impôt sur la fortune, de la fiscalité des plus riches, ne peut pas être interdite", a-t-il déclaré sur franceinfo.

    "On ne peut pas convoquer l'ensemble des Français à un grand débat en leur disant 'vous aurez vos questions, et ce sera mes réponses'. La question de l'ISF n'est pas qu'une question de symbole, c'est une question de principe. C'est une question d'égalité, c'est une question de justice et c'est un des thèmes majeurs de la révolte entamée par les gilets jaunes", a conclu Olivier Faure.

     

    "Une opération de communicant" déplore Alexis Corbière (La France Insoumise)

     

    "C'est une opération de communicant, qui recule un peu sur l'arrogance première, en disant que des thèmes vont être abordés, mais quand on lit entre les lignes, on comprend bien que c'est assez cadré, que c'est assez clôturé", a réagi sur franceinfo Alexis Corbière, député La France Insoumise de Seine Saint Denis, et porte-parole de Jean-Luc Mélenchon.

    "Si j'invite des gens à la maison pour discuter, et que je leur dit à la fin de la soirée : 'c'est moi tout seul qui choisirai ce qu'il faut retenir', vous avez bien l'impression que je ne suis pas démocrate, qu'en vérité j'utilise une méthode qui n'est pas efficace et en vérité c'est ce que fait le président Macron", a-t-il ajouté.

     

    "Il n'y a pas pas de questions taboues" assure Jean-Baptiste Djebbari (député LREM)

     

    "Il [Emmanuel Macron] l'a dit, il n'y a pas de questions taboues. J'ai lu la lettre attentivement et je crois que le président n'élude aucun sujet, sur les bons et les mauvais impôts, sur la relocalisation nécessaire de la vie démocratique, sur l'immigration, sur l'intégration, sur la laïcité. Ça pose des éléments pour le débat, qui pourra être plus large que ça, et c'est à celui-ci maintenant d'apporter les réponses pour transformer la colère des Français en solution", a réagi sur franceinfo Jean-Baptiste Djebbari, député LREM de Haute-Vienne.

    Emmanuel Macron n'évoque pas l'ISF dans sa lettre, c'est logique pour Jean-Baptiste Djebbari : "Les sondages disent que 40% de la population est intéressée pour participer au grand débat. Tout le week-end, j'ai parlé à des retraités, à des citoyens, à des "gilets jaunes" et je peux vous dire que le sujet de l'ISF ne revient pas en premier."


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  • Le message, long de cinq pages, propose que le grand débat s'articule autour d'une trentaine de questions.

    Après plusieurs jours d'attente, la lettre a enfin été rendue publique. Dimanche soir, Emmanuel Macron a proposé d'encadrer le grand débat national autour d'une trentaine de questions.

    Des thèmes comme la démocratie, la transition écologique, la fiscalité ou l'immigration sont au programme, la porte est ouverte au référendum d'initiative populaire, mais le président refuse de revenir sur la suppression de l'ISF.

    Porte ouverte au RIC

    Parmi les questions, figurent : "Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité?", "Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité?", "Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale?".

    Sur l'immigration, il a réaffirmé l'importance du droit d'asile, "qui ne saurait être remis en cause", mais demande aux Français s'ils souhaitent "fixer des objectifs annuels définis par le Parlement". Il pose aussi la question de la reconnaissance du vote blanc et de l'obligation ou non de voter.

    "Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative?", faisant référence au référendum d'initiative populaire, le fameux RIC réclamé par de nombreux gilets jaunes. La dose de proportionnelle aux élections législative, une des mesures phares de la réforme des institutions voulue par l'exécutif 1992173, est aussi posée sur la table.

    L'ISF ne sera pas rediscuté

    Mais, comme l'avaient annoncé plusieurs membres du gouvernement ces derniers jours, le président fixe aussi des lignes rouges. "Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises [...] afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage", souligne-t-il, sans citer nommément l'ISF, dont la suppression est remise en cause.

    "Nous ne pouvons poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique", prévient-il aussi. Il ne cite, dans sa lettre, ni les thèmes du mariage pour tous, de l'IVG ou de la peine de mort, qui ont refait leur apparition via la consultation lancée par le Cese.

    Il a néanmoins tenu à marteler un message : le grand débat qui sera lancé mardi n'est "ni une élection, ni un référendum". "J'entends transformer avec vous les colères en solutions", indique le président en fin de lettre, promettant également de "rendre compte directement" de cette consultation lorsqu'elle prendra fin, après le 15 mars.

     

    Il participera à un premier débat mardi avec des maires à Grand Bourgtheroulde (Eure), puis à un deuxième vendredi à Souillac (Lot), premières étapes d'une série de déplacements en province. Le Premier ministre Edouard Philippe doit préciser lundi les modalités de ce grand débat, notamment sur son pilotage après la défection de la présidente de la Commission nationale du débat public, Chantal Jouanno, après une polémique sur sa rémunération.


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    Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

    Dans une période d'interrogations et d'incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

    La France n'est pas un pays comme les autres.

    Le sens des injustices y est plus vif qu'ailleurs. L'exigence d'entraide et de solidarité plus forte.

    Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l'éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l'effort partagé par tous.

    C'est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

    C'est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d'opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

    Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

    Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c'est tout cela, la nation française.

    Comment ne pas éprouver la fierté d'être Français ?

    Je sais, bien sûr, que certains d'entre nous sont aujourd'hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n'offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d'où l'on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

    Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d'effort et de travail.

    En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

    Mais il y a pour cela une condition : n'accepter aucune forme de violence. Je n'accepte pas, et n'ai pas le droit d'accepter la pression et l'insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n'accepte pas et n'ai pas le droit d'accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

    Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

    C'est pourquoi j'ai proposé et je lance aujourd'hui un grand débat national qui se déroulera jusqu'au 15 mars prochain.

    Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J'ai eu de nombreux retours que j'ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l'Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l'étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l'initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

    Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l'intermédiaire légitime de l'expression des citoyens.

     

    Pour moi, il n'y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d'accord sur tout, c'est normal, c'est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n'a pas peur de parler, d'échanger, de débattre.

    Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d'accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu'on ne le croit.

    Je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu'il faut rendre à la France sa prospérité pour qu'elle puisse être généreuse, car l'un va avec l'autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l'emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu'il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu'il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l'épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n'a pas changé.

    Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d'envisager l'avenir, de nouvelles idées.

    À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d'entre nous, puisse participer.

    Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C'est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l'organisation de l'Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d'ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n'épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

    Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l'action publique. L'impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C'est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d'avenir, notre recherche, notre culture, ou d'entretenir nos infrastructures. C'est aussi l'impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

    Mais l'impôt, lorsqu'il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s'investir dans les entreprises, créant ainsi de l'emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d'encourager l'investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d'être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

    Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

    Nous ne pouvons, quoi qu'il en soit, poursuivre les baisses d'impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

    Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l'inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

    Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d'autres trop cher en raison des cotisations qu'ils paient. L'efficacité de la formation comme des services de l'emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

    Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

    Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c'est l'organisation de l'Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

    Y a-t-il trop d'échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d'action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

    Comment voudriez-vous que l'Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l'administration et comment ?

    Comment l'Etat et les collectivités locales peuvent-ils s'améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

    La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l'air. Aujourd'hui personne ne conteste l'impérieuse nécessité d'agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

    Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

    Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

    Comment finance-t-on la transition écologique : par l'impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

    Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

    Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

    La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

    Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l'échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

    Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu'il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c'est contribuer à décider de l'avenir du pays par l'élection de représentants à l'échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l'issue des élections.

    Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

    Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

    Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d'élus ?

    Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

    En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d'écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

    Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

    Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

    Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l'initiative ?

    La citoyenneté, c'est aussi le fait de vivre ensemble.

    Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c'est le devoir de l'asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s'est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d'un avenir meilleur : c'est comme cela qu'elle s'est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd'hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l'immigration et aux défaillances de notre système d'intégration.

    Que proposez-vous pour améliorer l'intégration dans notre Nation ? En matière d'immigration, une fois nos obligations d'asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

    La question de la laïcité est toujours en France sujet d'importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu'elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

    Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l'Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

    Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l'avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n'importe quel sujet concret dont vous auriez l'impression qu'il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

    Ce débat est une initiative inédite dont j'ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n'est ni une élection, ni un référendum. C'est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d'âge ni de condition sociale. C'est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

    C'est ainsi que j'entends transformer avec vous les colères en solutions.

    Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l'action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

    Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d'entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l'avenir de notre pays.

    En confiance,

    Emmanuel Macron


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  • Mr Rachid : Eh les gars le big boss me tire dessus ... Je demande de l'aide 

    Takie : Ici furaxio je suis en supersonique ... J'arrive pépère 


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  • Mr Rachid Contre Le Big Boss Le : Arsenal Bird 

     

    "Ici rachid Feu a toute l'escadrille"

     


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